DE LA FRANCAFRIQUE A LA MAFIAFRIQUE
La politique franco-africaine, autrement appelée Françafrique, est extrêmement nocive. Après la proclamation de l'indépendance des anciennes colonies françaises d'Afrique, des réseaux politiciens ont assuré la continuité du pillage du continent noir au profit notamment des hommes de pouvoir en France en plaçant des dictateurs corrompus à la tête des États nouvellement indépendants. Ce texte, retranscription d'une conférence donnée fin 2003, nous propose de survoler les rouages de la Françafrique et ses dérives mafieuses et nous propose quelques pistes pour de nouveaux rapports avec les peuples du tiers monde en approfondissant la démocratie à l'échelle planétaire.
Biographie de l'auteur
François-Xavier Verschave est président de l'association Survie qui milite, entre autres, sur les questions de relations franco-africaines et de biens publics mondiaux.
--------------------------------------------------------------------------------
Qualité de l'objet Bonne
Auteur Un auteur talentueux
A oublier/A relire Un livre qui bouscule les idées reçues
Authenticité Totale
Récit Captivant
Style Bon
Documentation Fouillée
Intérêt historique Très important
Biographie de l'auteur
François-Xavier Verschave est président de l'association Survie qui milite, entre autres, sur les questions de relations franco-africaines et de biens publics mondiaux.
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Qualité de l'objet Bonne
Auteur Un auteur talentueux
A oublier/A relire Un livre qui bouscule les idées reçues
Authenticité Totale
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TRIBORD
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Mouvements N° 21-22 Mai-Juin-Juillet-Août 2002 : De La Françafrique À La...
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Notre avis
France et son pouvoir
Une fois n'est pas coutume je ne vais pas vous proposer un pavé mais un petit livre de poche très bon marché d'une soixantaine de pages.
Le livre est la retranscription d'une conférence donnée en décembre 2003 par M. François-Xavier Verschave. Ceux qui ont lu mon avis sur Noir Silence s'en souviennent, Verschave est l'auteur (entre autres,) de Noir Silence.
La partie consacrée à la conférence ne compte que 43 pages, ce livre est donc extrêmement dense et concis. C'est à proprement parler le résumé réactualisé de Noir Silence, qui comptait pas moins de 600 pages, dix mille faits et mille cinq cents notes.
• L'auteur, le contexte
Le livre est le condensé serré de dix ans de recherches de l'association Survie et de découverte de la françafrique. Oeuvrant à l'appel de 126 Prix Nobel dès 1984 pour une plus grande efficacité de notre aide au développement, une proposition de loi allant dans ce sens et soutenue par 3/4 des députés n'avait pourtant pas pu aboutir. S'en est suivi, suite au soutien français aux génocidaires rwandais, la réhabilitation de Mobutu au Zaïre, le soutien au régime soudanais (…), la découverte d'une criminalité politique inimaginable.
• Table des matières
Ce livre tente donc un survol rapide et global des relations franco-africaines depuis les indépendances (1). La deuxième partie présente les mutations de cette criminalité et sa mondialisation (2). La conférence s'achève sur une note positive pour la construction des biens publics à l'échelle mondiale (3). La conférence est suivie d'un débat, lui aussi retranscrit.
• (1) La face cachée de l'iceberg
De Gaulle, décidé officiellement à accorder l'indépendance aux anciennes colonies françaises, charge son bras droit, Jacques Foccart, de faire l'inverse, pour quatre raisons : le rang de la France à l'ONU avec un cortège d'Etats clients, l'accès aux matières premières stratégiques, le financements des partis politiques, et la sous-traitance de la France par les Etats-Unis dans la guerre froide.
• Comment ?
Foccart a sélectionné des chefs d'Etats, certains de nationalité française ou membres des services secrets français, tel Omar Bongo, actuel président du Gabon. Rappelons que ce dernier est le gendre de Denis Sassou Nguesso, président de la république du Congo.
• L'oppression
Les mouvements indépendantistes furent écrasés (l'UPC au Cameroun, de cent à quatre cent mille morts de 1957 à 1970), on a eu recours à l'assassinat politique de leaders élus (Sylvanus Olympio au Togo, …), au meurtre des plus grands espoirs pour l'Afrique (Sankara, …)
• Le trucage des élections
Nous avons procédé à la fraude électorale de manière massive. Grâce à notre aide au développement, nous payons des urnes transparentes et des coopérants des réseaux Pasqua ou de la mairie de Paris dont le système informatique de centralisation des résultats va afficher 80% des voix pour le dictateur (52% si il est modeste), alors qu'il n'a recueilli que 20 à 30% des suffrages. Cela s'est passé cinquante fois entre 1991 et 2003, que ce soit au Togo, au Congo Brazzaville, au Gabon, à Djibouti, au Cameroun, en Mauritanie, etc. Nous, citoyens français, payons pour qu'au Tchad perdure un « chef de clan, criminel invétéré, assassin, pilleur ayant des pratiques prédatrices » alors qu'un député fédéraliste avait emporté la majorité des voix. La France préfère les hommes qui laissent leur pays dans l'orbite française, constituent des fortunes égales à la dette extérieure de leur pays (Eyadema (cet avis a été rédigé avant la mort du père), Moussa Traoré…….), laissent prélever les matières premières à des prix défiant toute concurrence en détournant une grande partie des flux financiers qui naissent de là . Peu importe l'idéologie ethniste, les trafics d'esclaves, d'enfants, de fausse monnaie, les villages brûlés, les viols collectifs propagateurs de sida, nous recevons ces grands hommes en grande pompe à l'Elysée.
Le Mali, le Niger, le Sénégal et Madagascar font ici figures d'exception. Au Sénégal, la société civile a permis la diffusion immédiate par les radios libres des résultats bureau par bureau grâce aux téléphones portables et ainsi contrer la centralisation frauduleuse des résultats. Au Niger, lorsque des officiers ont renversé le dictateur françafricain, la France a crié à l'interruption du processus démocratique et coupé sa coopération. Les élections ainsi organisées sans l'aide de la France ont été les plus incontestées depuis quarante ans en Afrique… A Madagascar, un formidable mouvement populaire a tenu la rue jour et nuit pendant plus de quatre mois pour mettre fin à la dictature et faire reconnaître le résultat des élections, la France a pendant des mois refusé de reconnaître la défaite du dictateur Ratsiraka.
• La dépendance monétaire
La convertibilité du Franc CFA a permis pendant des décennies de faire évader les capitaux. L'aide au développement qui enfle la dette de ces pays était directement partagée entre chefs d'Etat africains et décideurs français, les africains n'en ayant jamais vu la couleur.
• La dette, une gigantesque escroquerie
Au Congo, l'argent de l'aide ayant été évaporé, le remboursement se fait sur la production de pétrole à venir (que l'on pompe pour presque rien tout en en déclarant qu'une partie). L'argent du pétrole sert à acheter des armes pour armer les deux camps de la guerre civile. Achevant de trouver une logique à ce monde absurde, c'est la même personne, Jack Sigolet, bras droit d'André Tarallo (M. Afrique d'Elf) qui vendait le pétrole, gérait la dette et achetait les armes.
C'est sans parler des caisses noires (Le Floch Prigent ayant reconnu qu'Elf (depuis rachetée par Total) avait été créée dans ce but), qui permettaient de financer la guerre au Nigeria pour le pétrole ou des coups d'Etat.
L'absence de tout développement économique de ces pays s'explique par la peur des dirigeants de voir des hommes, qui indépendants pourraient contester le pouvoir.
On note également le recyclage de l'OAS dans les polices politiques de ces pays africains, les coups d'Etat lorsque les dirigeants cessaient de plaire (par ex. Hamani Diori au Niger), l'emploi de mercenaires comme Bob Denard…
• Les réseaux
On retrouve ces mêmes réseaux en Algérie, en Tunisie et au Maroc.
On compte
- les réseaux politico-affairistes (Foccart, puis Pasqua, Mitterrand, Madelin, Rocard, …)
- les très grandes entreprises qui jouent un rôle dominant (Elf bien sûr, Bouygues qui a hérité d'une grande partie des subventions d'investissement de l'aide publique au développement, Bolloré pour les transports, Castel pour les boissons…)
- l'armée française qui fait encore la politique de la France au Tchad et à Djibouti,
- les services secrets :
la DGSE qui contrôle de près les dirigeants africains,
la DST pour l'immigration et qui « fait de la coopération avec l'ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde »,
la Direction du renseignement militaire, pour la propagande lors des conflits,
la DPSD, pour les mercenaires et les trafics d'armes,
- les réseaux d'initiés :
une obédience franc-maçonne dévoyée : la GNLF, à laquelle appartiennent tous les dictateurs franco-africains, une forte proportion des responsables des services français, des généraux français et africains, les dirigeants des grands médias français comme TF1, une partie du lobby nucléaire et pétrolier, …
- des sectes
- le ministère des Finances, qui applique à l'Afrique les politiques de la Banque mondiale.
2 (...)
3 (...)
Je suis au tiers de la conférence, et pour ne pas vous lasser, au risque de vous laisser sur votre faim je vais m'interrompre à cette première partie. Il y aurait trop à dire et ceci n'est qu'un avis.
Je ne peux que vous encourager à poursuivre cette lecture passionnante afin d'assurer votre rôle de citoyen actif/ve et informé/e.
En prévision des commentaires, je précise que la troisième partie, plus motivante donne des pistes pour avancer, et comme toujours reflète les espoirs et l'optimisme de l'auteur.
*
• Les inconvénients
Retranscription exacte d'une conférence, la phraséologie est nécessairement celle du langage parlé, ce qui surprend au début. Puis ce style oral ne rend en fait la lecture que plus vivante, comme si l'on était soit même au cœur de l'auditoire assistant à la conférence.
Livre très court et concis, les notes sont de fait absentes. Pour celles et ceux, naturellement sceptiques (qui ne le serait pas ?), l'ensemble des faits détaillés et des sources d'information se retrouvent tous sans exception dans les autres livres du même auteur (en particulier Noir Silence dont l'index de 25 pages est fort pratique, mais aussi dans d'autres ouvrages plus récents pour ce qui concerne la dette ou les liens avec les Etats-Unis) et dans les onze ans de Billlets d'Afrique, publication mensuelle déjà présentée ici, le site de l'association, ou d'autres médias que vous connaissez.
De la françafrique à la mafiafrique, éditions Tribord. ISBN 2-930390-10-7
(ne pas confondre avec une revue du même nom, vérifier avec le prix (3 euros).
______________________________________________________________
• Conclusion
Antagoniste à la désinformation gigantesque et omniprésente, connaître la part de responsabilité assumée de la France dans le maintien au pouvoir de tyrans sanguinaires de pays dont on entend jamais parler alors que les alternatives démocratiques sont muselées ne peut me laisser indifférent. Transcription écrite d'une conférence passionnante sur des faits révoltants mais toujours d'actualité malheureusement, ce livre très court se dévore d'une traite. Pour tous ceux qui ne peuvent capter RFI, n'auraient pas lu Noir Silence ou qui comme moi veulent savoir à quoi sert l'aide au développement payée avec nos impôts, ce livre de 3 euros fait partie de ce que j'appellerais « les Indispensables ». Enfin, le discours ne se borne pas à un constat macabre mais est doublé de réflexions afin de guider nos choix futurs, dans une vision enthousiaste et somme toute optimiste (photo n°2).
Encore une fois, merci de votre lecture.
Le livre est la retranscription d'une conférence donnée en décembre 2003 par M. François-Xavier Verschave. Ceux qui ont lu mon avis sur Noir Silence s'en souviennent, Verschave est l'auteur (entre autres,) de Noir Silence.
La partie consacrée à la conférence ne compte que 43 pages, ce livre est donc extrêmement dense et concis. C'est à proprement parler le résumé réactualisé de Noir Silence, qui comptait pas moins de 600 pages, dix mille faits et mille cinq cents notes.
• L'auteur, le contexte
Le livre est le condensé serré de dix ans de recherches de l'association Survie et de découverte de la françafrique. Oeuvrant à l'appel de 126 Prix Nobel dès 1984 pour une plus grande efficacité de notre aide au développement, une proposition de loi allant dans ce sens et soutenue par 3/4 des députés n'avait pourtant pas pu aboutir. S'en est suivi, suite au soutien français aux génocidaires rwandais, la réhabilitation de Mobutu au Zaïre, le soutien au régime soudanais (…), la découverte d'une criminalité politique inimaginable.
• Table des matières
Ce livre tente donc un survol rapide et global des relations franco-africaines depuis les indépendances (1). La deuxième partie présente les mutations de cette criminalité et sa mondialisation (2). La conférence s'achève sur une note positive pour la construction des biens publics à l'échelle mondiale (3). La conférence est suivie d'un débat, lui aussi retranscrit.
• (1) La face cachée de l'iceberg
De Gaulle, décidé officiellement à accorder l'indépendance aux anciennes colonies françaises, charge son bras droit, Jacques Foccart, de faire l'inverse, pour quatre raisons : le rang de la France à l'ONU avec un cortège d'Etats clients, l'accès aux matières premières stratégiques, le financements des partis politiques, et la sous-traitance de la France par les Etats-Unis dans la guerre froide.
• Comment ?
Foccart a sélectionné des chefs d'Etats, certains de nationalité française ou membres des services secrets français, tel Omar Bongo, actuel président du Gabon. Rappelons que ce dernier est le gendre de Denis Sassou Nguesso, président de la république du Congo.
• L'oppression
Les mouvements indépendantistes furent écrasés (l'UPC au Cameroun, de cent à quatre cent mille morts de 1957 à 1970), on a eu recours à l'assassinat politique de leaders élus (Sylvanus Olympio au Togo, …), au meurtre des plus grands espoirs pour l'Afrique (Sankara, …)
• Le trucage des élections
Nous avons procédé à la fraude électorale de manière massive. Grâce à notre aide au développement, nous payons des urnes transparentes et des coopérants des réseaux Pasqua ou de la mairie de Paris dont le système informatique de centralisation des résultats va afficher 80% des voix pour le dictateur (52% si il est modeste), alors qu'il n'a recueilli que 20 à 30% des suffrages. Cela s'est passé cinquante fois entre 1991 et 2003, que ce soit au Togo, au Congo Brazzaville, au Gabon, à Djibouti, au Cameroun, en Mauritanie, etc. Nous, citoyens français, payons pour qu'au Tchad perdure un « chef de clan, criminel invétéré, assassin, pilleur ayant des pratiques prédatrices » alors qu'un député fédéraliste avait emporté la majorité des voix. La France préfère les hommes qui laissent leur pays dans l'orbite française, constituent des fortunes égales à la dette extérieure de leur pays (Eyadema (cet avis a été rédigé avant la mort du père), Moussa Traoré…….), laissent prélever les matières premières à des prix défiant toute concurrence en détournant une grande partie des flux financiers qui naissent de là . Peu importe l'idéologie ethniste, les trafics d'esclaves, d'enfants, de fausse monnaie, les villages brûlés, les viols collectifs propagateurs de sida, nous recevons ces grands hommes en grande pompe à l'Elysée.
Le Mali, le Niger, le Sénégal et Madagascar font ici figures d'exception. Au Sénégal, la société civile a permis la diffusion immédiate par les radios libres des résultats bureau par bureau grâce aux téléphones portables et ainsi contrer la centralisation frauduleuse des résultats. Au Niger, lorsque des officiers ont renversé le dictateur françafricain, la France a crié à l'interruption du processus démocratique et coupé sa coopération. Les élections ainsi organisées sans l'aide de la France ont été les plus incontestées depuis quarante ans en Afrique… A Madagascar, un formidable mouvement populaire a tenu la rue jour et nuit pendant plus de quatre mois pour mettre fin à la dictature et faire reconnaître le résultat des élections, la France a pendant des mois refusé de reconnaître la défaite du dictateur Ratsiraka.
• La dépendance monétaire
La convertibilité du Franc CFA a permis pendant des décennies de faire évader les capitaux. L'aide au développement qui enfle la dette de ces pays était directement partagée entre chefs d'Etat africains et décideurs français, les africains n'en ayant jamais vu la couleur.
• La dette, une gigantesque escroquerie
Au Congo, l'argent de l'aide ayant été évaporé, le remboursement se fait sur la production de pétrole à venir (que l'on pompe pour presque rien tout en en déclarant qu'une partie). L'argent du pétrole sert à acheter des armes pour armer les deux camps de la guerre civile. Achevant de trouver une logique à ce monde absurde, c'est la même personne, Jack Sigolet, bras droit d'André Tarallo (M. Afrique d'Elf) qui vendait le pétrole, gérait la dette et achetait les armes.
C'est sans parler des caisses noires (Le Floch Prigent ayant reconnu qu'Elf (depuis rachetée par Total) avait été créée dans ce but), qui permettaient de financer la guerre au Nigeria pour le pétrole ou des coups d'Etat.
L'absence de tout développement économique de ces pays s'explique par la peur des dirigeants de voir des hommes, qui indépendants pourraient contester le pouvoir.
On note également le recyclage de l'OAS dans les polices politiques de ces pays africains, les coups d'Etat lorsque les dirigeants cessaient de plaire (par ex. Hamani Diori au Niger), l'emploi de mercenaires comme Bob Denard…
• Les réseaux
On retrouve ces mêmes réseaux en Algérie, en Tunisie et au Maroc.
On compte
- les réseaux politico-affairistes (Foccart, puis Pasqua, Mitterrand, Madelin, Rocard, …)
- les très grandes entreprises qui jouent un rôle dominant (Elf bien sûr, Bouygues qui a hérité d'une grande partie des subventions d'investissement de l'aide publique au développement, Bolloré pour les transports, Castel pour les boissons…)
- l'armée française qui fait encore la politique de la France au Tchad et à Djibouti,
- les services secrets :
la DGSE qui contrôle de près les dirigeants africains,
la DST pour l'immigration et qui « fait de la coopération avec l'ensemble des polices politiques de toutes les dictatures du monde »,
la Direction du renseignement militaire, pour la propagande lors des conflits,
la DPSD, pour les mercenaires et les trafics d'armes,
- les réseaux d'initiés :
une obédience franc-maçonne dévoyée : la GNLF, à laquelle appartiennent tous les dictateurs franco-africains, une forte proportion des responsables des services français, des généraux français et africains, les dirigeants des grands médias français comme TF1, une partie du lobby nucléaire et pétrolier, …
- des sectes
- le ministère des Finances, qui applique à l'Afrique les politiques de la Banque mondiale.
2 (...)
3 (...)
Je suis au tiers de la conférence, et pour ne pas vous lasser, au risque de vous laisser sur votre faim je vais m'interrompre à cette première partie. Il y aurait trop à dire et ceci n'est qu'un avis.
Je ne peux que vous encourager à poursuivre cette lecture passionnante afin d'assurer votre rôle de citoyen actif/ve et informé/e.
En prévision des commentaires, je précise que la troisième partie, plus motivante donne des pistes pour avancer, et comme toujours reflète les espoirs et l'optimisme de l'auteur.
*
• Les inconvénients
Retranscription exacte d'une conférence, la phraséologie est nécessairement celle du langage parlé, ce qui surprend au début. Puis ce style oral ne rend en fait la lecture que plus vivante, comme si l'on était soit même au cœur de l'auditoire assistant à la conférence.
Livre très court et concis, les notes sont de fait absentes. Pour celles et ceux, naturellement sceptiques (qui ne le serait pas ?), l'ensemble des faits détaillés et des sources d'information se retrouvent tous sans exception dans les autres livres du même auteur (en particulier Noir Silence dont l'index de 25 pages est fort pratique, mais aussi dans d'autres ouvrages plus récents pour ce qui concerne la dette ou les liens avec les Etats-Unis) et dans les onze ans de Billlets d'Afrique, publication mensuelle déjà présentée ici, le site de l'association, ou d'autres médias que vous connaissez.
De la françafrique à la mafiafrique, éditions Tribord. ISBN 2-930390-10-7
(ne pas confondre avec une revue du même nom, vérifier avec le prix (3 euros).
______________________________________________________________
• Conclusion
Antagoniste à la désinformation gigantesque et omniprésente, connaître la part de responsabilité assumée de la France dans le maintien au pouvoir de tyrans sanguinaires de pays dont on entend jamais parler alors que les alternatives démocratiques sont muselées ne peut me laisser indifférent. Transcription écrite d'une conférence passionnante sur des faits révoltants mais toujours d'actualité malheureusement, ce livre très court se dévore d'une traite. Pour tous ceux qui ne peuvent capter RFI, n'auraient pas lu Noir Silence ou qui comme moi veulent savoir à quoi sert l'aide au développement payée avec nos impôts, ce livre de 3 euros fait partie de ce que j'appellerais « les Indispensables ». Enfin, le discours ne se borne pas à un constat macabre mais est doublé de réflexions afin de guider nos choix futurs, dans une vision enthousiaste et somme toute optimiste (photo n°2).
Encore une fois, merci de votre lecture.
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